Microsoft Licensing et Service hébergé : guide des bonnes pratiques

Partager

Afin de faire des économies sur le matériel informatique et la gestion tout en conservant souplesse et flexibilité, de nombreuses organisations envisagent de passer à un service hébergé. Un tel changement soulève plusieurs questions :

« Nous confierons bientôt nos environnements de serveur à un hébergeur. Dans quelle mesure cela affecte-t-il notre solution actuelle Microsoft Licensing ? Son utilisation reste-t-elle inchangée ? »

« Nous étudions la possibilité de passer à Microsoft Azure. Qu’en est-il des investissements en licences déjà réalisés ? Sont-ils perdus ? »

Voici les questions que nous posent nombre de nos clients en ce moment. Certaines organisations sous-estiment l’impact sur les licences d’un passage à des services tels Microsoft Azure, Amazon Web Services ou autre hébergeur local. Souvent, cela s’avère beaucoup plus complexe que ce qui avait été envisagé au départ.

Avec cet article, je vais tenter d’expliquer quelques exemples et scénarios de solutions  Microsoft Licensing  dans un environnement hébergé, afin de clarifier les choses.

Hébergeur : Environnement matériel dédié ou partagé ?

Dans l’éventualité où une organisation souhaiterait avoir recours à un hébergeur dont l’environnement matériel lui serait consacré, il n’y aurait que peu de changements concernant la solution Microsoft Licensing. Par essence, des accords de licences en volume existants peuvent être utilisés pour acquérir un service hébergé.

Cependant, s’il s’agit d’un environnement matériel dans lequel des machines virtuelles (VM) sont partagées avec d’autres parties, il n’est pas possible de récupérer les licences en volume et de les adapter. C’est notamment le cas lorsqu’il s’agit d’un service Exchange hébergé.

Ci-après se trouve un aperçu de chaque scénario concernant les solutions Microsoft Licensing et leur fonctionnement avec l’hébergeur.

 

Matériel

Machines virtuelles

Contrat de Licence pour les Hébergeurs (SPLA)

Licences en volume

Scénario 1

Dédié

Dédié

Disponible

Disponible

Scénario 2

Partagé

Dédié

Disponible

Limité

Scénario 3

Partagé

Partagé

Disponible

Les scénarios 1 et 3 sont simples. En revanche, le scénario 2 est plus complexe. Dans ce cas de figure, qui est celui que nous rencontrons le plus souvent avec nos clients, les options dépendent du produit. C’est pourquoi je traiterais ce scénario en procédant par catégorie de produits  Microsoft Licensing : OS Serveur, applications serveur, OS client et applications clients.

Le serveur OS

Windows Server dispose toujours d’une licence sur la couche physique. C’est également le cas lorsque il n’y a que des Windows Server virtuels et que l’instance d’hébergement physique est présente sous la forme d’une couche ESX. Puisque le matériel est partagé, les licences en volume ne peuvent pas être déployées. L’hébergeur doit enregistrer le Windows Server sur le Contrat de Licence pour les Hébergeurs (SPLA). Ainsi, pour les utilisateurs accédant aux Windows Servers, une Licence d’Accès Client (Client Access Licence, CAL) est nécessaire.

Les applications serveur

Pour la majorité des applications serveur, les licences sont déjà attribuées à un environnement hébergé. Ces dernières peuvent être réutilisées à condition que la Software Assurance soit ajoutée aux licences.

En général, les logiciels sous abonnement sont considérés comme des produits ayant la Software Assurance. Cela vient automatiquement remplir le critère mentionné plus haut, sous réserve que l’abonnement soit valide naturellement. Il en va de même pour les licences contenues dans les services en ligne (Office 365, CRM Online).

Le client OS

Proposer un bureau virtuel basé sur une technologie d’infrastructure de bureau virtuel (Virtual desktop infrastructure, VDI) n’est pas autorisé. En revanche, il est possible de donner l’impression d’un bureau aux utilisateurs grâce au protocole Remote Desktop Services (RDS). En offrant aux utilisateurs un accès à l’Interface graphique utilisateur de Windows (GUI) basée sur Windows serveur, celui-ci bénéficie du bureau virtuel de la même manière qu’un client Windows à part entière.

Les applications client

Les applications de bureau traditionnelles comme Office Professional Plus, Project ou Visio ne peuvent pas être couverts par une licence provenant d’un contrat de licences en volume. Les applications MS Office Project et Visio doivent par conséquent être acquises par le biais du SPLA (Contrat de Licence pour les Hébergeurs) .

Parmi les applications Office 365, il existe des exceptions : Pro Plus, Visio Pro et Project Pro pour Office 365. Ces applications peuvent être installées dans un environnement partagé sous réserve que l’hébergeur ait le statut de partenaire SCA (Shared Computer Activation).

Microsoft Licensing et les solutions Cloud

Les solutions Cloud de Microsoft  (Exchange Online, SharePoint Online, Skype for Business Online and CRM Online) sont disponibles via des abonnements individuels. L’avantage majeur de ces services, en terme de licensing Microsoft, est le fameux Droit d’Accès double*. Il permet aux utilisateurs enregistrés pour des services en ligne de bénéficier d’un accès à l’équivalent de ces services sur site, via un serveur local. Cela peut également être un serveur virtuel opérant depuis un serveur partagé ou une machine virtuelle dédiée. Ci-dessous, une liste des droits d’accès doubles.

* les droits d’accès double ne sont pas disponibles pour  la gamme Office 365 business.

Microsoft licensing et Service Hébergé (3)

 

Christiaan Hendrick
Conseiller Solutions Microsoft
COMPAREX Allemagne
 
 
Aourell Brillet
 
Aourell Brillet
Microsoft Licensing Specialist
COMPAREX France
 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *