Le SAM indispensable au Cloud

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Selon la dernière étude du BSA/The Software Alliance réalisée par IDC et publiée en mai 2016, 34 % des logiciels utilisés en France en 2015 seraient non conformes. Ce résultat reste supérieur à la moyenne de l’Europe de l’Ouest (28 %), la France étant par ailleurs le pays où le marché des logiciels illicites est le plus important en termes de valeur, avec une estimation de 1,8 milliard d’euros. Malgré tout, cette dernière étude du BSA précise que le taux d’utilisation de logiciels sans licence en France a baissé de 13 % en 10 ans (47 % des logiciels étaient illicites en 2005). Cette baisse est due à une combinaison de plusieurs facteurs dont le recul des ventes de PC, l’augmentation des abonnements aux logiciels Cloud et SaaS, mais surtout aux efforts de sensibilisation aux bonnes pratiques de gestion des actifs logiciels, le SAM (Software Asset Management). Il faut dire que l’instauration d’une norme SAM pour la France en collaboration avec l’AFNOR et la création d’un guide des meilleures pratiques de déploiement du SAM notamment dans le Cloud ont fortement contribué à ralentir le piratage des logiciels et à faciliter la gestion des licences depuis le Cloud.

En France, étant donné le nombre croissant d’entreprises utilisatrices d’applications en ligne, il est impératif de les encourager à adopter une approche SAM dans le Cloud pour qu’elles puissent gérer de manière optimale leurs actifs logiciels adaptés à leurs besoins et à leurs ressources, mais aussi pour réduire leurs coûts et leur exposition aux risques de non-conformité (sanctions financières et juridiques et risques pour leur sécurité). En effet, hormis la problématique de conformité, le principal risque du Cloud est lié au surdimensionnement, en clair de disposer de trop de ressources et de services par rapport aux besoins réels. Il est alors indispensable pour les administrateurs ou les responsables SAM d’avoir une vue globale et précise des utilisateurs consommant ces licences.

Avec un outil dédié qui met en rapprochement l’utilisation réelle des applications Cloud avec les contrats de licences des fournisseurs, les entreprises peuvent mieux identifier les ressources qui ne sont pas pleinement exploitées et ainsi renégocier les conditions auprès de leurs fournisseurs. Résultat : les entreprises suppriment les dépenses inutiles et optimisent leur budget. De plus, face à la complexité des contrats Cloud et des usages personnels, ce type d’outil devient primordial car il est capable de faire le tri, de suivre les métriques et surtout de centraliser la gestion de toutes les licences.

Aujourd’hui, les DSI, souvent confrontés au shadow IT avec la démocratisation du Cloud, sont encore trop nombreux à n’avoir toujours pas de vision globale des logiciels déployés sur leurs systèmes, ils ignorent souvent si ces logiciels sont ou non légitimes. C’est pourquoi, la gestion des actifs logiciels via des bonnes pratiques permet d’exploiter de façon optimale les logiciels en déployant ceux qui sont les mieux adaptés aux opérations des entreprises, lesquelles peuvent instaurer des règles et des procédures pour encadrer les achats, le déploiement et le retrait des logiciels. En conclusion, quel que soit le type d’application Cloud ou On Premise, une approche globale et centralisée de la gestion de tous les logiciels tout au long de leur cycle de vie est devenue une priorité absolue.

 
Aourell Brillet
 
Aourell Brillet
Microsoft Licensing Specialist
COMPAREX France
 

 

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